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Paix des bois

Regarde le ruisseau qui s’écoule en chantant
Et la cime des hêtres aux rameaux emmêlés
Qui s’étirent immortels vers les cieux constellés
Immuables atlantes sous la voûte du temps

Écoute le fredon du vent dans le feuillage
Le refrain de la pluie qui frappe le chemin
Bannis le bruit du monde en oubliant demain
Respire le parfum de l’air après l’orage

Et peut-être qu’alors tu pourras l’effleurer
Fugace fabuleux insaisissable rêve
Qui se dévoilera le moment d’une trêve
Car la paix ne se livre jamais en entier
Espérance déçue fugitive colombe
La paix n’existe pas ailleurs que dans la tombe

© Nadine de Vos, novembre 2017
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